CORÉE DU SUD – POLOGNE : 2-0

4 juin 2002, Premier tour, groupe D – Asiad Main Stadium, Busan (Corée du Sud)

Pour leur entrée en lice dans leur Mondial, les joueurs du Pays du Matin calme ne sont pas franchement donnés favoris. C’est mal juger cette sélection dirigée par l’un des techniciens européens les plus roublards, en la personne du Néerlandais Guus Hiddink. Après les premiers pétards mouillés lancés à la va-vite par les Polonais, les hôtes sud-coréens, soutenus par un public forcément tout acquis à leur cause, laissent enfin leurs complexes au vestiaire.

D’une reprise au premier poteau, Hwang Sun-hong ouvre le score dès la 26e minute, en trompant Jerzy Dudek. Pan sur le bec ! Et, question sensation forte, ce n’est pas fini… Dès la reprise, c’est Yoo Sang-chul, d’une frappe sèche des dix-huit mètres, qui surprend le portier polonais dont les gants “vidéo gag“ vibrent encore. Pas assez ferme, la main, Jerzy !

Dudek se rachète pas la suite, en repoussant les assauts incessants des Guerriers Taeguk. Mais ça ne sauvera pas Tomasz Waldoch et ses coéquipiers d’un premier revers lors de ce Mondial asiatique inédit. De son côté, Guus Hiddink peut savourer : la Corée du Sud n’en est qu’au tout début de ses exploits. Au cours du tournoi, le Portugal, l’Italie et l’Espagne déjoueront, à leur tour, contre les héros de Séoul. Seule l’Allemagne en demi-finales stoppera l’épopée coréenne.

Nicolas Gettliffe

 

LE BUREAU DES LÉGENDES

Preben Elkjær-Larsen : star de l’Euro 1984 en France avec le Danemark, le Bison de Copenhague entame le Mondial 1986 au Mexique, le tout premier pour sa sélection, de la plus belle des façons. Dans la pittoresque commune de Nezahualcóyotl, “PEL“ trouve l’ouverture avant l’heure de jeu, contre l’Ecosse, et l’attaquant offre un premier et précieux succès à la « Danish Dynamite ».

Marc Wilmots : ce jour-là à Saitama, le 4 juin 2002, le milieu de terrain belge réussit une “CR7“. Contre le Japon, le Wallon réalise un ciseau retourné victorieux, idéal pour ouvrir le score dans ce match spectaculaire (2-2). Capitaine des Diables Rouges, il se montre en leader respecté et indispensable à sa sélection.

Jun’ichi Inamoto : au cours de ce match, averti à la 54e minute, le milieu défensif nippon réagit trois minutes plus tard, de façon plus positive. Après un rush spectaculaire, il permet au Japon de mener 2-1 contre la Belgique… pour seulement huit petites minutes, avant l’égalisation de Peter van der Heyden. Quant à Inamoto, le joueur de Gamba Osaka rebondira ensuite en Europe, d’Arsenal au Stade Rennais.